• Alea jacta est

     

    les 8 mots : Long, larmes, règles, lettre , avouer, parler, défiler, ronger

    thème "" La vie et ses aléas""

    ou un texte avec 5 mots finissants par " eur "

    ***

    Aléas

     

    J’ai cherché le bonheur mais je dois avouer

    Qu’il fut long le chemin, avant de le trouver

    Il fut bordé de ronces, pavé de souffrance

    Tant de larmes versées ont noyé mon enfance.

     

    De la vie j’ai connu trop tôt les aléas

    Le chagrin, le malheur,  attachés à mes pas

    La famille brisée à la mort de mon père

    Et puis cette douleur de voir sombrer ma mère.

     

    Un jour ils sont venus et nous ont emmenés

    Entre deux hommes d’armes tels des condamnés

    Les gens avaient parlé. Lettres   et commérages

    Montrant de cette mère l’indigne visage.

     

    Alors fut appliqué ce que la règle dit :

    Les enfants en danger seront mis à l’abri.

    Et qu’importe  la peur pour la Loi souveraine !

    Après les pleurs, pour moi vint l’heure de la haine.

     

    Mais du mal qui nous ronge l’amour vient à bout !

    Le bonheur  m’a guérie   et je me tiens debout.

    Près de lui je regarde le temps qui défile,

    Eloignant de mon cœur les années difficiles.

     

    22/04/2021

     ***

    CICATRICES

    (Acrostiche)

     

    Coups bas au cœur, cris sourds de l’âme

    Invisibles blessures aux regards cachées…

    Combien de maux, combien de drames

    Avons-nous tus, sombres douleurs inavouées ?

    Tombent les croûtes de nos plaies

    Raccommodées tant bien que mal au fil des jours

    Il reste en nous à tout jamais

    Ces longues marques boursouflées des secrets lourds

    Et noirs, qu’aux autres nous cachons

    Sous le masque d’oubli, qui voit nos cicatrices ?

     2009

     ©A-M Lejeune

    L'atelier N° 150 de Ghislaine

     

     

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  • Commentaires

    17
    Dimanche 25 Avril à 08:27

    Tu m'as tiré quelques larmes, je dois l'avouer.

    Quelle triste enfance !!!

    Magnifiquement décrite avec tes mots.

    Une mère mal, dans le désarroi, mais méritait-elle de perdre ses enfants ?

    Quand la loi s'en mêle !

    Bon dimanche.

    Christelle

      • Mercredi 28 Avril à 21:03

        La Loi décide-t-elle toujours de la même façon ? Je sais qu'aujourd'hui, quand c'est possible on ne sépare pas les fratries, ce qui empêche l'explosion totale de la famille !

        En dépit de tout, nous avons tous continué à aimer notre mère et nous avons  été heureux de pouvoir la retrouver quand la Loi n'avait plus sont mot à dire.

        Bisous

    16
    Dimanche 25 Avril à 04:58
    colettedc

    Bonjour Anne-Marie,

    Si triste pour des enfants de vivre ces moments si difficiles. Bonheur durable bien mérité ; le tout si bien raconté et illustré par ton billet c'était hier. 

    Gros bisous

      • Mercredi 28 Avril à 21:00

        Merci Colette !

        J'an ai bavé comme on dit mais aujourd'hui je me dis que je m'en suis bien sortie ! Bisous

    15
    Jeudi 22 Avril à 16:20
    Renée

    MAGNIFIQUE les deux textes. Bisous

    14
    Jeudi 22 Avril à 15:59

    Bravo pour avoir mis des mots à tes maux de ton enfance ce n'est pas si facile que ça et ce sont des cicatrices qui restent pour toujours en soi.

    Un bisou de réconfort bravo si tu as enfin trouver le bonheur à ce jour. Comme on le dit souvent, il arrive un jour ou..."un jour on mange notre pain noir et après vient le pain blanc...

      • Jeudi 22 Avril à 21:21

        Merci du fond du coeur de m'avoir si bien comprise

        Tu as tellement raison ! Mettre des mots sur les maux, ça aide à la guérison !

        Une cicatrice est plus facile à supporter qu'une plaie ouverte !

        Bisous de réconfort à toi aussi, pour tout ce que tu traverses

    13
    Jeudi 22 Avril à 15:37

    Ma coco tu es adorable je t'aime fort toi tu sais !!!

    12
    Jeudi 22 Avril à 15:06

    Bonjour ,

    Je me suis permis de passer ici et votre texte me touche beaucoup!!

    Quand on ferme la porte de la maison , on ne sait pas ce qui se passe derrière et parfois on est loin de s'imaginer l'horreur qui se passe.

    Il faut savoir poser des mots sur ce passé bien difficile ... ce que vous avez fait!! Bravo! 

    Amicalement 

     

    Cocopaillette

      • Jeudi 22 Avril à 21:17

        Merci Coco !

        Votre visite me touche énormément ! 

        Je verbalise, comme dit mon médecin ! En ajoutant que c'est nécessaire, surtout en ce moment où je cumule les angoisses !

        Amicalement !

    11
    Jeudi 22 Avril à 08:17

    1)Les mots me manquent pour t'exprimer mon ressenti tant les émotions me submergent .....Je regarde une série en ce moment qui traite justement des enfants et des parents etccc

    2) Non mon Amie, personnes ne sait voir les cicatrices, nos cicatrices, nos douleurs, personne..........Nous portons un masque de sourire et je'' oui-oui ça va '' ! Certains ou certaines comprennent cependant avec juste quelques mots car elles savent lire entre les lignes de nos écrits....

    Je t'embrasse.

      • Jeudi 22 Avril à 21:41

        Parfois les souvenirs remontent, comme remonte la lave d'un volcan

        Et c'est le plus souvent, dans ces moments où des riens vous font mal !

        Ces moments douloureux sans qu'on sache pourquoi, où l'angoisse du présent, la peur de l'avenir et les douleurs du passé, fusionnent et explosent en même temps...

    10
    Jeudi 22 Avril à 07:41

    Très bien exprimé pour ces poèmes certainement autobiographiques. Difficile de guérir de blessures d'enfance, il en reste toujours quelques relents ...

    Bises et bon jeudi

      • Jeudi 22 Avril à 21:29

        Merci Zaza !

        Totalement autobiographique

        Comme tu dis, on ne guérit jamais totalement des blessures de l'enfance.

        Mais elles ont eu pour moi l'immense mérite  de me servir de tremplin pour m'envoler vers le bonheur ! Elles m'ont rendue plus forte et m'ont aidée à faire les bons choix.

        Bises et bon W-E

    9
    Jeudi 22 Avril à 04:35
    Bravo pour tes deux poèmes. Les blessures d'enfance ne cicatrisent jamais tout à fait mais elles m'ont permis aussi paradoxalement de trouver le bonheur. Bises
      • Jeudi 22 Avril à 21:25

        Merci Martine !

        Je me dis souvent que je me suis construite sur un champ de ruines ! Mais ça tient debout et c'est cela qui est merveilleux, à tout prendre, Et c'est tout le paradoxe, comme tu le dis si bien pour l'avoir vécu toi-même !

        Bises

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