• L'Arbre 2 - Chapitre 21 - Le Bâtisseur

    Le Paradis perdu

    (ou la dernière ballade du Bâtisseur)

     

    Prends la vie qu’on te donne me disait ma mère,

    Saches la savourer, en chérir chaque instant.

    Ne pleure pas l’été lorsque s’en vient l’hiver.

    Avant que d’être un homme, il faut être un enfant !

     

    Le Paradis perdu n’est pas au bout du monde,

    Cherche-le dans ton cœur, c’est là qu’il est caché.

    Dans ce jardin secret où la richesse abonde

    Sont enfouis des trésors d’amour insoupçonnés.

     

    Je n’ai pas écouté cette femme si sage,

    Je trouvais trop simpliste sa philosophie

    Qui dit qu’il faut savoir accepter les orages.

    Car le ciel est souvent plus bleu après la pluie.

     

    J’ai voyagé longtemps sans savoir où j’allais

    J’ai cherché la fortune aux confins de la terre.

    Ce Paradis perdu dont ma mère parlait

    J’ai tant de fois voulu le bâtir pierre à pierre.

     

    Je croyais que l’argent pouvait tout acheter :

    La mer et le soleil, les fleurs de la passion…
    Je dépensais ma vie chaque jour sans compter.

    Pour moi l’amour n’était qu’une folle illusion.

     

    Aujourd’hui je le sais, ma mère avait raison,

    Le bonheur est gratuit tout comme la tendresse

    Près d’un arbre très vieux j’ai bâti ma maison

    Et dans mon Paradis habite une déesse

     

    Son corps nu est mon île, mon Éden perdu

    Où mon, cœur desséché un jour a fait naufrage.

    J’ai affalé les voiles, je ne cherche plus

    Pour elle par amour, j’ai posé mes bagages.

    A-M Lejeune

     

     

    Le Bâtisseur

     

    Il est encore tôt. Le soleil est à peine levé. La journée va être splendide. Le beau temps sera au rendez-vous des amoureux des arbres. Dans quelques heures « Le Jardin oublié » va ouvrir ses portes aux visiteurs.

    Je n’ai pas construit de ville. J’avais fait cette promesse à l’Arbre et je l’ai tenue. J’ai transformé la « Forêt interdite » en parc d’aventures, avec un parcours accro branche et un village dans les arbres. Le site s’est révélé idéal pour ce type d’activité nature. J’ai fait draguer le plan d’eau où l’on peut se balader en barque tout comme sur la rivière qui fait également le bonheur des pêcheurs.

    Outre celle du gardien et de son épouse, il n’y a que notre maison, construite à l’emplacement même où s’élevait l’ancienne près de l’Arbre, qui soit habitée toute l’année. Les autres sont plutôt des cabanes suffisamment confortables pour de courts séjours. Il y en a juste ce qu’il faut pour ne pas dénaturer le paysage forestier. Perchées dans les feuillus les plus volumineux, elles sont très appréciées des citadins en mal d’air pur.

    J’ai également réhabilité le hameau que j’ai aménagé en village de vacances en prenant un soin tout particulier à lui conserver le cachet moyenâgeux que je lui ai connu et qui fait de cet endroit hors du temps, un lieu de villégiature très original. Une partie des maisons a été mise à la disposition des membres du personnel du « Jardin oublié » qui souhaitaient résider près de leur lieu de travail.

    Si je suis toujours architecte, désormais je ne me consacre plus qu’à ce type de réalisation à vocation écologique. Et ça me comble à un point ! Jamais je n’aurais imaginé retrouver un plaisir aussi neuf à pratiquer ma profession de bâtisseur. Je suis moins côté que par le passé mais tellement plus heureux !

    Cependant les véritables raisons de mon bonheur sont là, devant mes yeux éblouis.

    Pirate, Chat devrais-je dire, ronronne sur mes genoux. Il ne me fait plus la tête et semble satisfait de vivre ici avec nous. Il voit souvent sa sœur qui réside chez le Gardien avec la marmaille turbulente qu’elle met bas chaque saison des amours. La dernière recrue de la garde rapprochée de l’Arbre, coule ici une existence des plus heureuses avec son épouse. Il me dit souvent qu’il ne regrette pas un seul instant son passé de citadin et je le crois sans peine parce que moi non plus, je n’éprouve aucune nostalgie de ma vie d’avant.

    Dans le rocking-chair, ma femme allaite notre fils, un sourire épanoui sur les lèvres. La lumière matinale allume des flammèches dans ses cheveux dont la teinte varie entre le roux et l’or. Dieu qu’elle est belle et comme je l’aime !

    Ici et là, sur les étagères en bois brut, trônent les souvenirs que j’ai récupérés dans l’appartement du Voyageur. Dans la bibliothèque où s’alignent de nombreux ouvrages reliés à l’ancienne, le livre tiré de son dernier carnet de voyage, trône en bonne place. L’original, lui, ne quitte pas ma table de chevet. Plus tard je pense, j’en lirai des extraits à ce minuscule bambin qui gigote dans les bras de sa mère pour réclamer l’autre sein

    - Petit fripon, tu as encore faim, tu n’en as donc jamais assez ? L’entends-je murmurer à mon enfant.

    Mon enfant !

    J’ai encore peine à croire en ma chance, en ce miracle qui fait que je suis aujourd’hui le plus heureux des hommes alors que probablement, je pourrais être mort !

    Je devrais être mort !

    Je me souviens très précisément de ma première et seule rencontre avec l’Arbre tel qu’il fut avant les évènements et je suis certain qu’il avait encore assez de force pour me tuer et prendre mon sang comme il l’a fait pour le Voyageur. Sauf que le vieil homme lui, était consentant.

    Moi, je voulais vivre ! Vivre et mourir auprès de cette déesse qui m’avait ravi le cœur dès que je l’avais vue.

    Son apparition presque surnaturelle ce fameux jour tellement bordélique, avait instantanément fait retomber ma colère.

    J’ai su d’instinct en la voyant s’avancer vers moi, radieuse et souveraine, qu’elle était indissolublement liée à la forêt et que dès lors, je ne pouvais plus la détruire.

    Dire que la vision de cette exquise créature m’a dessillé les yeux est un doux euphémisme ! Enfin, je voyais ce qu’avait vu de ses yeux vu le jeune homme qu’avait été mon ami le Voyageur. Je comprenais son inébranlable volonté de revenir ici, en ce lieu extraordinaire qu’il avait à juste raison baptisé « le Jardin oublié ». Enfin, je croyais en son conte de fée. Oui, la forêt était magique, oui, elle était hantée par une dame Nature si sublime que tout homme normalement constitué ne pouvait que s’éprendre d’elle pour toujours !

    Dieu  du ciel ! Elle était encore plus merveilleuse que ce qu’il m’avait dit ! Elle ressemblait étonnamment à la jeune fille qui m’en avait préféré un autre par le passé mais en mille fois plus ensorcelante. Et le lien de parenté entre les deux femmes m’avait immédiatement sauté aux yeux.

    Je n’ai su qu’après, qu’à des années d’intervalle j’étais tombé amoureux de la fille puis de sa mère. Lorsque la Dame verte me l’a appris, j’ai eu toutes les peines du monde à la croire. Elle était si incroyablement jeune, alors que pour l’institutrice qui m’avait autrefois captivé, le temps avait suivi son cours normal. Je l’avais aperçue avec un réel étonnement au premier rang des manifestants silencieux et malgré les années, je l’avais aussitôt reconnue. Elle était là, avec son apiculteur de mari et leurs quatre enfants, encore très belle dans sa maturité mais néanmoins marquée comme tout un chacun par les ans. Elle devait avoir la quarantaine, comme moi. Sa mère elle, paraissait avoir 20 à 25 ans, guère plus !

    C’est de la bouche même de l’adorable guide dont je ne pouvais détacher mon regard, que j’ai également appris avec une infinie stupéfaction que la foule massée autour de la forêt interdite était composée de la quasi totalité de sa propre progéniture. Ces gens de tous âges, accompagnés de leurs conjoints humains et de leurs enfants, petits enfants et arrières petits enfants, étaient tous frères et sœurs ! Ils étaient les Enfants-Arbres, magnifiques êtres hybrides issus des cocons, nés printemps après printemps de l’amour hors norme qui a uni cette femme superbement métamorphosée à l’Arbre biscornu auprès duquel elle m’avait conduit en me tenant par la main.

    Pour la deuxième fois, je crevais d’amour et pour la deuxième fois, la femme que je désirais, que j’aimais déjà avec une passion dévorante, appartenait à un autre. Et quel autre !

    Comment-était-ce possible ? Je ne sais mais ces deux-là ne faisaient qu’un.

    - Plus tout à fait…Non, plus tout à fait hélas ! M’a dit d’une voix caverneuse et triste l’espèce d’immense génie sylvestre qui se tenait devant moi.

    Je me serais certainement évanoui de terreur sacrée si la Dame verte ne m’avait soutenu de ses longs bras lianes. Elle avait des larmes plein les yeux et c’était pour l’Arbre gigantesque qu’elle les versait.

    Il parlait. Il ME parlait ! Il était vivant ! Aussi vivant que le sont les êtres humains et depuis très longtemps  vu son volume et sa hauteur impressionnants.

    Pour m’en assurer, j’ai posé une main hésitante contre son tronc énorme et là, à peine surpris, j’ai entendu un cœur battre à un rythme lent mais puissant et régulier.

    Rêvais-je ?

    J’avais en face de moi, majestueux en dépit de sa forme tarabiscotée, l’Arbre ! Celui que l’on avait coupé mais qui avait refusé la mort avec tant de détermination et de rage de vivre, qu’il avait poussé ses racines hors des profondeurs de la terre pour se transformer en cet étrange excroissance presque monstrueuse qui n’avait plus rien de commun avec les autres arbres…

    Celui-là même dont le Voyageur m’avait dit qu’il avait détruit tout une ville, mu par un incommensurable désir de vengeance et par la seule force de sa formidable volonté.

    C’était l’Arbre fou d’amour qui avait sauvé la vie de la femme qu’il aimait, la métamorphosant du même coup en déesse mi- humaine, mi-végétale. Des années durant, il lui avait donné sa sève afin qu’elle demeure éternellement belle et jeune…

    Dans ma tête surchauffée, je relisais le dernier carnet de voyage du disparu. Il avait écrit tout cela, me l’avait raconté de vive voix et je m’étais intérieurement moqué de lui sans vergogne tout en lui laissant penser que je ne doutais pas une seconde de la véracité de son histoire.

    Je l’avais odieusement trahi, j’avais profité de lui et de ce que je croyais être de la naïveté. Or, je pense maintenant qu’il avait tout calculé, tout deviné de ma duplicité. Et malgré cela, il m’avait amené jusqu’à son paradis perdu.

    L’avait-il fait parce qu’il m’avait entendu décrire ma passion de jeunesse, comprenant aussitôt que j’avais à coup sûr rencontré une des filles de la Déesse verte ? Il devait être persuadé qu’en venant ici, je m’en éprendrais fatalement et qu’alors, je renoncerais à mes projets et à mes rêves de gloire. Voilà pourquoi il avait paru si triste et déçu lorsque j’avais refusé de le suivre dans la forêt.

    À présent, je le croyais. Oui, je croyais en l’incroyable ! J’admettais l’impossible. Je n’eusse probablement pas été surpris plus que ça, de voir l’Arbre marcher sur l’eau  ou ma fée verte s’envoler telle une gracieuse libellule !

    La tête me tournait d’un seul coup ! Trop d’émotions fortes ! Avant d’avoir eu le temps de dire ouf, je m’affaissai entre les bras nus et verts de la Dame de mon cœur.

    Lorsque je revins à moi, je reposais dans l’Arbre et je souffrais mille morts. Ce que je craignais était en train d’arriver. Le végétal vampire allait s’abreuver impunément de mon sang. Dans un sursaut de ma volonté affaiblie, je tentai de me débattre, d’échapper aux fines branches qui pénétraient dans mes veines et dans celles de…de… Ce n’était pas possible ! L’Arbre vindicatif n’allait tout de même pas nous tuer tous les deux !

    N’y avait-il personne pour nous défendre  dans cette maudite forêt ? Je voulais désespérément crier au secours mais je n’en avais plus la force et la Déesse, très pâle, presque diaphane et les yeux clos, paraissait déjà morte.

    - Laisse-là ! Elle n’a rien fait. Je suis le seul fautif. Je l’aime...Ô comme je l’aime ! Elle, c’est toi qu’elle aime ! Je t’en supplie. Prends ma vie mais épargne-la …

    J’avais la sensation de me vider de toute substance, de toute énergie. Était-ce cela, mourir ? La punition était bien cruelle pour un forfait raté ! Et il me tuait deux fois en prenant la vie de celle pour laquelle j’étais prêt à me sacrifier tant je l’aimais ! Dire que je n’avais même pas eu le temps de la conquérir ! Une dernière fois, j’essayai de me libérer de mes entraves branchues…

    - Calme-toi ! Ne résiste pas ainsi. Tu m’épuises et j’ai besoin de toutes mes forces. Vois comme Elle est paisible. Fais comme elle et tout ira bien. Écoute-moi à présent. Nous n’avons plus beaucoup de temps. Je n’ai plus beaucoup de temps pour accomplir ce qui doit l’être. Alors écoute-moi sans t’agiter ni m’interrompre avec tes verbiages si typiquement humains. Je vais te dire ce que tu dois savoir puis tu t’endormiras. Et quand tu te réveilleras, tu seras un autre homme.

    - Un … un …autre… homme ? Bégayai-je la langue pâteuse tandis que mes membres s’engourdissaient et que tout mon être assoiffé de vie, luttait pour ne pas sombrer.

     « Un autre homme oui ! Digne de son amour. Maintenant, tais-toi et écoute… » Cru-je l’entendre dire avec des sanglots dans la voix

    Il parla. Et pendant qu’il parlait, il opérait en moi, en Elle et en lui-même, son ultime métamorphose.

     

    Je regarde ma merveilleuse épouse. Dieu que je l’aime ! Même si j’ai conscience de ne l’avoir pas vraiment méritée.

    Il me l’a donnée. L’Arbre magnanime m’a donné à moi le pauvre humain tellement limité, la femme de sa vie !

    Je me rappelle le cœur serré, l’instant précis où il m’a confié en pleurant, je dis bien en pleurant, qu’elle m’a aimé dès le premier regard qu’elle a posé sur moi à mon insu. Qu’il a senti sa souffrance quand je l’ai frôlée sans la voir, aveuglé que j’étais par mon ambition…Elle m’a aimé sans cesser de l’aimer lui. Cruel dilemme pour cette femme au cœur tendre, dénuée de toute duplicité. Elle en a tellement souffert qu’elle était prête à sacrifier sa vie, juste pour ne pas risquer de le tromper, même par la pensée. Elle était persuadée que rien n’était possible entre nous. Elle était une Femme-Arbre depuis si longtemps et moi, je n’étais qu’un homme. Le pire de tous à ses yeux puisque je venais détruire son univers. Pourtant, elle s’est éprise de moi alors qu’elle n’avait été qu’une amie pour le Voyageur aux chevilles duquel je n’arrive pas.

    Cadeau suprême de l’Arbre, par je ne sais quel inimaginable procédé, il a fait en sorte que nous devenions parents du plus miraculeux des nourrissons. Un superbe petit garçon très en avance pour son âge dont les incroyables yeux mordorés qui lui viennent de sa maman, brillent déjà d’une intelligence hors norme.

    Suprême mais pas unique, loin s’en faut. À elle, il a permis l’oubli afin qu’elle puisse vivre heureuse cette troisième existence sans souffrir de ce qu’elle aurait considéré comme une trahison si elle avait dû se souvenir de tout.

    Quant à moi, la sève qu’il a transfusée dans mes veines, m’offre la promesse d’une longue vie auprès de ma femme, mon amour. Grâce à ce sang vert, je bénéficie en outre d’un don que je ne me serais pas attendu à apprécier autant, parce qu’évidemment, il n’a pas que des avantages : je lis dans la pensée de tout ce qui vit, comme en était autrefois capable ma divine épouse qui elle, ne peut plus lire que dans les miennes désormais. Et encore n’est-ce dû qu’à l’amour immense qu’elle me porte.

    Certes, elle a tout oublié de son passé de Femme-Arbre et ses enfants respectent ce vide bienheureux de sa mémoire à leur sujet comme à celui de ses vies d’avant, mais de temps à autre, je la sens perdue, hagarde et désemparée. Là, tout au fond de son esprit, je vois sa fine silhouette penchée au bord d’un abîme de perplexité. Et je ne peux l’aider, car il m’est interdit de lui révéler la vérité. Cela fait partie du marché que j’ai passé avec l’Arbre pour prix de tout ce qu’il a fait pour elle, pour moi par conséquent. Un prix pas exorbitant mais néanmoins lourd et contraignant, tant j’ai de mal à garder le silence quand je lis toutes ces questions sans réponses possibles dans la tête de la femme que j’adore.

    C’est cela finalement ma plus grande punition : être le seul à me souvenir puisque l’Arbre aussi a tout oublié.

    - Je le dois ! M’a-t-il avoué. Je le dois car si je me souvenais, j’en mourrais. Et si je meurs, elle meurt parce que le lien d’amour qui nous a unis, qui continuera à nous unir même quand nous aurons tout oublié, ne peut se rompre sans nous briser tous deux. Voilà pourquoi seule l’amnésie est notre sauvegarde.

    Alors moi, le traître, le fourbe repenti, je me souviens et je me tais.

    Mon fils aussi se taira, lui qui sait sans comprendre encore ce qu’il sait. Il est le dernier héritier de l’Arbre. Dans ses veines, coule, mêlé au sang que sa mère et moi lui avons légué, un peu de cette sève miraculeuse qui fait déjà de lui un être à part.

    Mais pour le moment, oui, je suis le seul à me souvenir.

    « Nom d’un chat borgne ! Tu n’es pas vraiment le seul ! Moi aussi je me souviens et même bien plus que toi prétentieux humain ! » Miaule le Chat en s’étirant, ses griffes acérées bien plantées dans mes cuisses.

    - Aïe ! Tiens, tu es réveillé toi ! Excuse-moi Pirate et rendors-toi je te prie.

    - Alors mon cœur, tu parles au chat maintenant ?

    M’entends-je dire par la voix rieuse de mon amour. Elle ne l’a pas entendu répondre.

    « Pas question de me rendormir. Il y a trop de bruit dans ton ciboulot d’humain pour que j’y parvienne. Je vais aller saluer mon vieil ami l’Arbre et je ne lui dirai pas bonjour de ta part, ça ne servirait à rien puisqu’il a oublié… »

     

     

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  • Commentaires

    2
    Dimanche 25 Septembre à 04:38
    colettedc

    Une bien belle page, que celle-ci, Anne-Marie.

    Bon dimanche,

    Bisous

    1
    Samedi 24 Septembre à 22:31

    Une histoire vraiment à part que celle-ci.... bonne nuit, JB

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