• Nouvelle vie

     

    Les 8 mots : Besoin, brouillard, délicatesse, sauvage, transport, sembler, tromper, maison

    ***

    Nouvelle vie

     

     

    Hélène, sa femme, l’amour de sa vie l’avait quitté du jour au lendemain, après lui avoir annoncé sans ménagement, qu’elle ne l’aimait plus, qu’elle avait rencontré quelqu’un d’autre, qu’elle ne regrettait rien de ce qu’ils avaient vécu ensemble pendant ces 10 années à ses côtés, mais que c’était fini !

    Là-dessus, elle avait fait ses valises et elle était sortie de sa vie.

    Lui n’avait retenu que deux choses de cette salve d’aveux débitée  à toute vitesse : Elle l’avait trompé et elle ne l’aimait plus. Point final.

    La porte à peine refermée sur cet amour défunt, il s’était effondré, le cœur brisé. Puis il s’était enfermé dans le silence de son appartement parisien devenu trop grand sans elle.    

    Leur divorce s’était déroulé sans heurt. Elle reconnaissait ses torts. Abandon du domicile conjugal, pas d’enfant, pas de pension alimentaire. Elle gagnait bien sa vie, son nouveau mec aussi. Elle n’avait pas besoin de lui.

    Elle l’avait quitté et lui, inconsolable,  avait décidé de quitter Paris où tout lui rappelait Hélène.

    Désormais, Mattéo avait besoin de partir ! Un besoin sauvage, urgent !

    Fuir la capitale où trop de gens les connaissaient tous les deux. Fuir le bruit, la foule, les transports en commun bondés… Fuir !

    Chaque regard, même  lancé par un inconnu, lui semblait lourd de pitié. Comme si tout le monde avait été au courant de ses déboires conjugaux.

     Il avait dégoté une jolie  maison de plain-pied dans un trou perdu qui recherchait un médecin.

    Ces paysans mal dégrossis, comme il  avait coutume de qualifier les gens de la campagne, l’avaient accueilli comme un sauveur et  traité avec une délicatesse et un savoir-vivre bien supérieurs  à ce que lui montrait sa riche et snob patientèle parisienne, si prompte à se plaindre de tout.

    Il se sentait tellement heureux à présent. Le brouillard gris qui avait assombri son existence après le départ d’Hélène, avait fini par se dissiper au soleil d’un regard  vert posé sur lui.

    Charlotte, sa femme bien aimée était ronde de leur enfant.

    Une nouvelle vie l’attendait…

    ©A-M Lejeune

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  • Commentaires

    9
    Dimanche 2 Mai à 20:59
    colettedc

    Bonsoir Anne-Marie,

    Rejeté / Accueilli : Un fenêtre s'est fermée, une porte s'est ouverte !

    Bonne soirée de ce dimanche,

    Bisous

      • Dimanche 2 Mai à 23:49

        Merci Colette !

        Très belle analyse !

        Bisous

    8
    Samedi 1er Mai à 15:35
    Renée

    Parfois le vrai bonheur passe par de drôle de chemins....Bravo excellente histoire. Bisous

      • Dimanche 2 Mai à 23:49

        Merci Renée ! 

        Tu as raison ! J'aimerais dire que, comme "tous les chemins mènent à Rome", tous les chemins mènent au bonheur ! Mais ce n'est pas toujours le cas hélas ! Bisous

    7
    Samedi 1er Mai à 15:34

    Coucou mon amie

    Une scène de vie comme il y en a beaucoup surtout de nos jours, les couples divorcent pour un oui et pour un non.Bravo pour ton texte Gigi est sûrement contente.

    bisous mon amie

      • Dimanche 2 Mai à 23:46

        Merci Arlette ! 

        C'est vrai que ça va vite quelquefois et pas toujours sans fracas, hélas ! 

        Bisous

    6
    Samedi 1er Mai à 04:40

    Du jour au lendemain ça laisse sans voix et puis il faut surmonter ce divorce en refaisant une vie ailleurs... là il semble comblé... amitiés, jill

      • Dimanche 2 Mai à 23:41

        Heureusement que parfois, on peut rebâtir sa vie sur des décombres !

        Merci d'être passée me lire Jill  !

        Bisous

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